Comment ces textes sont écrits

Ce blog est écrit avec l’aide d’un modèle de langage. Plutôt qu’une mention en bas de page, voici le procédé. Vous jugerez vous-même de ce qu’il vaut.

Les sujets

Ils viennent de moi, et deux d’entre eux ont une origine que vous pouvez aller vérifier.

La série sur les économistes n’a pas été greffée après coup : VeraTrace a été conçue dès le départ comme une réponse à des problèmes d’asymétrie d’information sur des marchés imparfaits. Akerlof, Spence, Stiglitz, Hayek étaient dans le dossier avant d’être dans le blog.

La série sur Spinoza vient d’ailleurs — de l’écoute, en juin 2026, de deux séries de podcasts de France Culture : Avoir raison avec Spinoza et Spinoza à la loupe. Le rapprochement entre l’idée d’une connaissance mutilée et celle d’une chaîne de traçabilité rompue est venu de là.

Les positions

Elles sont miennes, et certaines ont changé en route. J’ai décrit pendant des mois ce que nous construisons comme un « indice de qualité agricole », avant de comprendre que je dessinais un Normalbaum — et de basculer sur « un prix, pas une note ». C’est raconté dans le texte sur James Scott, y compris la part qui ne m’avantage pas.

La subsidiarité des pondérations, le refus de fondre les indicateurs en une note unique, la ligne « anti-opacité, pas anti-import » : ce sont des arbitrages. Un modèle ne les prend pas.

L’écriture

Le modèle sert à rédiger, à reformuler, à objecter, et beaucoup à couper. Un modèle ne retire pas spontanément ce qui sonne bien : c’est précisément le travail qu’il faut lui demander, et vérifier. Plusieurs passes de relecture n’ont consisté qu’à supprimer des clôtures trop bien tournées, qui s’étaient mises à se ressembler d’un texte à l’autre.

Les faits

Les dates, les chiffres, les éditions citées, les montants — je les vérifie moi-même. Quand une source est reprise d’un travail journalistique ou d’un rapport, elle est nommée en fin d’article, avec de quoi remonter jusqu’à elle.

La publication

Un article n’existe sur ce site que si quelqu’un a commité un fichier. Il n’y a pas de mise en ligne automatique.

Il faut être précis sur un point, parce qu’il serait facile de le taire. Un générateur hebdomadaire existe dans notre infrastructure : il produit, à partir de brouillons accumulés, une proposition d’article qu’il envoie par courriel. Il n’a jamais produit aucun des textes publiés ici. Et il ne peut pas publier : ce qu’il rend est un fichier à relire, pas une page en ligne. Le jour où un article en viendrait, cette note le dirait.

La signature

Ce qui est publié, je le signe. Une erreur qui s’y trouve est la mienne, quel que soit l’outil qui a tenu la plume.

Où le registre commençait

C’est le point sur lequel ce blog serait le plus facilement pris en défaut, alors autant l’écrire moi-même. Jusqu’au 5 août 2026, l’enregistrement de ces textes commençait quand ils convergeaient vers un fichier — c’est-à-dire après le travail. Les idées, les versions successives, les allers-retours avec plusieurs modèles se passaient ailleurs et n’ont laissé aucune trace.

L’historique existant ne rattrape pas cela, et je ne vais pas prétendre le contraire : il montre des articles arrivant par lots — cinq d’un coup pour la série Spinoza — sans aucune version intermédiaire. Il établit deux choses réelles, l’antériorité des textes et le fait qu’aucun n’a été retiré après coup. Il n’établit pas le travail qui a précédé.

Et rien ne l’établira rétrospectivement. Ce qui n’a pas été enregistré au moment où il avait lieu ne se reconstitue pas — pas davantage par des captures d’écran de conversations, qui sont un document produit par celui qu’il décrit. C’est ce que ce blog répète à propos des chaînes alimentaires ; je ne vais pas m’en exempter.

Ce qui change à partir du 5 août 2026

Chaque article ouvert à partir de cette date est écrit dans le dépôt, sur une branche qui lui est propre, avec un enregistrement à chaque version — y compris celles que j’abandonne. Les outils qui ont servi à une version sont nommés dans l’enregistrement de cette version. La convention est écrite et datée, et elle interdit la seule opération qui la viderait de son sens : écraser l’historique d’une branche au moment de la fusion.

Le dépôt principal restera privé : il porte l’infrastructure et le code de la plateforme. Seul le répertoire des articles a vocation à être publié, avec son historique propre. C’est le pas suivant, il n’est pas encore fait, et cette note dira quand il le sera.

Ce dispositif ne prouvera pas qu’un humain a écrit une phrase. Personne ne peut prouver cela, pour personne, et aucun détecteur ne le fait de façon fiable. Il établira qu’un travail a eu lieu, dans quel ordre, avec quels retours en arrière. C’est autre chose, et c’est ce qui manquait.

Pourquoi pas simplement « rédigé par l’IA »

Parce qu’une mention apposée dans les formes ne garantit rien de la réalité qu’elle désigne. C’est ce que j’écris à propos des déclarations de conformité ; je ne vais pas m’en dispenser ici. Une étiquette ne dit ni qui a choisi le sujet, ni qui a tranché, ni qui répond en cas d’erreur. Elle rassure sans rien établir.

Elle serait aussi fausse dans l’autre sens. Attribuer ces textes à un modèle reviendrait à lui attribuer les choix qui font leur valeur — et à me décharger de ce qui, en cas d’erreur, doit me revenir.