Score de transparence
Score de 0 à 100 mesurant ce qu'un producteur EXPOSE, non ce qu'il vaut : complétude du profil 20 %, lots signés sur douze mois 30 %, certifications valides 30 %, récence de l'activité 20 %. Un producteur irréprochable mais silencieux y sort bas — c'est voulu, la mesure porte sur la divulgation.
À ne pas confondre avec
- Index de confiance
Score de 0 à 100 qualifiant un ACTEUR, agrégé depuis ses preuves vérifiables : attestations ancrées 30 %, certifications 27 %, audits HACCP 18 %, transparence carbone 15 %, recommandations B2B 10 %. Recalculé à la demande — la fraîcheur est ce qui le rend crédible. Paliers : platinum ≥ 85, gold ≥ 70, silver ≥ 50, bronze ≥ 25, sinon non noté.
- Score de preuve (découverte)
Score d'ORDONNANCEMENT calculé depuis les seuls champs déjà chargés d'une fiche, pour trier une liste de résultats sans lire un magasin par entité. Il partage l'échelle de paliers des autres scores mais pas leurs entrées : pour une même fiche, il peut différer du score de transparence. La pastille de liste est donc libellée « preuve », jamais « transparence ».
- Capital de confiance
Agrégat par détenteur des attestations signées qu'il a accumulées : un volume, pas une note. Là où l'index de confiance pondère et normalise sur cent, le capital de confiance compte ce qui a été produit et le rend visible dans l'espace de travail de son propriétaire.
Ce que dit le blog
- Le marché des citrons : ce qu’Akerlof dit de la traçabilité
La théorie du « marché des citrons » de George Akerlof (prix Nobel 1970) explique pourquoi, sans preuve, la qualité invisible d’un produit finit payée au prix moyen — et comment la traçabilité y répond.
- Pourquoi l’opacité rapporte
Ronald Coase (Nobel 1991), les coûts de transaction, et ce qui arrive aux chaînes alimentaires quand vérifier ne coûte plus rien : la rente d’opacité et sa fin annoncée.
- Qui trie, quand personne ne prouve ?
Joseph Stiglitz (Nobel 2001), le screening, et pourquoi la souveraineté alimentaire commence par la vérification : quand le vendeur ne signale pas, c’est l’acheteur qui organise le tri.
- Personne ne triche, et c’est bien le problème
John Nash, le dilemme du prisonnier et la chasse au cerf : pourquoi une filière entière se coordonne sur le prix sans qu’aucun de ses acteurs se conduise mal.
- Du Normalbaum au label : pouvoir déplier la simplification
Un label rend une réalité complexe lisible, et c’est une fonction essentielle. Reste à pouvoir remonter derrière la catégorie — sans la supprimer ni la discréditer.
- La moelle inventée
Mirapolis avait dressé un Gargantua de 33 mètres. Rabelais avait prévenu : le risque n’est pas seulement de rester à la surface, c’est d’inventer le fond.
- L’opacité n’est pas un mensonge
Ce qu’un philosophe du XVIIᵉ siècle a à voir avec la traçabilité : pourquoi l’opacité d’une origine n’est pas une fraude mais une connaissance mutilée, à restaurer plutôt qu’à punir.
Où c'est mis en œuvre
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